[Archives] WoE du 30 mai 2007.

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[Archives] WoE du 30 mai 2007.

Message par **Saya** le Jeu 16 Avr - 19:42

En fouillant des archives, j'ai retrouvé des textes que j'avais écrit à l'époque d'Arcadya/Agora/AeRO. Dont un compte-rendu de WoE que j'avais fait en tant que guard, un soir où j'avais pas envie de me prendre la tête en WoE - y'avait quelques tensions à cette période dans ma guilde, de ce que je me souviens. Du coup en invisible, j'avais parcouru tous les châteaux en prenant des screens et en faisant un récapitulatif RP. Je l'avais posté sur le forum de l'époque, je refais partager, par curiosité Smile !

PS : C'est long.



Prontera, Mercredi 30 Mai 2007.

Comme souvent, alors que la nuit avançait, le château de Fadhgridh redoublait sa surveillance. Les gardes royaux enchaînaient leur tour de veille. Les guildes étaient nombreuses qui convoitaient les donjons de la capitale de Prontera.

Cependant, ce soir-là, le château était plutôt calme, ce qui n’empêchait pas les hommes au service du Roi Tristan de maintenir leur vigilance. Car il en fallait, de la vigilance… Tous étaient conscients que les guildes désormais, quelque soit leur vision des choses, ne reculaient devant aucun combat. Monstres ou guildes adverses, plus rien ne paraissait leur faire peur, et les gardes royaux tremblaient au fond d’eux à l’idée de voir apparaître l’un des étendards.

Les minutes défilaient lentement sur le cadran de l’immense horloge du château central. Lentement… trop lentement. Tout cela n’annonçait rien de bon, où étaient les guildes ? Que faisaient-elles ? Où se rassemblaient-elles ? Déferleraient-elles d’un moment à l’autre grâce à la magie de leurs prêtres ?

Une noble silhouette ne cessait de regarder à travers l’une des hautes fenêtres du donjon. Tristan III dans toute sa grandeur. Mais que regardait-il ? L’obscurité et le danger qu’elle pouvait inspirer ? L’étendue rappelant qu’Aldebaran, Payon et Geffen, citadelles convoitées, devaient elles aussi partager le même sentiment ? Ou tout simplement la nuit et son calme illusoire ?  

On ne saurait le dire, et la réponse ne viendra pas. La contemplation de l’homme fut soudainement arrêtée par un grand bruit, un grincement de gonds, signe que bientôt, la porte de la pièce dans laquelle il se trouvait allait s’ouvrir. Pas besoin d’être devin… ce fut le cas.

I/ Geffen

L’un des chevaliers de la garde de Geffen s’avança vers lui à pas pressés et s’inclina respectueusement. Le Roi hocha la tête, sans un mot, invitant l’homme à en venir au fait.

« Les châteaux au Sud-Ouest de Geffen s’animent… les drapeaux Aklariaur trônent devant Eeyolbriggar, Kypp et son armée s’y attardent. Il y a du monde Bergel, les attaques se font plus ciblées, les guildes se regroupent dans des combats sans merci. »

C’était bien ce que le monarque craignait. Si les guildes s’affichaient moins, leurs guerres n’en étaient pas moins sanglantes. Il ne dit rien et incita le messager à poursuivre.

« Mersetzdeitz... vous savez, le château au Sud-Est, ne cesse de changer de main. On y dénombre les troupes Itto Ryu aidées des Dust of Angel, les Fortress of Berserk, les hommes du Hakke et leur maître assassin également. Des éclaireurs prétendent avoir vu les couleurs Omega, mais sans doute sont-ils retournés s’épanouir dans l’ombre. Les flèches pleuvent là-bas, et ceux qui ne regardent pas où ils posent les pieds se font piéger par les hunters ou se laissent surprendre par l’eau et les wizards embusqués. Les guildes ne lâchent rien. L’emperium se brise sans cesse, les Fortress sont d’une ténacité redoutable mais leurs adversaires refusent de s’avouer vaincus, le jeu des alliances montre sa force… le jaune Aklariaur a brillé sur les lames des épées. La bataille dure toujours. »

Le garde secoua la tête avec lassitude, son visage ruisselait de sueur et reflétait tout le danger dont il avait fait preuve pour collecter ces informations qu’il dévoilait maintenant avec précipitation. Tristan III s’approcha et lui indiqua un siège sur lequel il pouvait s’asseoir, le voyage depuis Geffen dans cette nuit noire n’avait sûrement pas été facile.

« Vous parliez de Bergel ? Personne ne le laissera jamais en paix ? » questionna le Roi, sans détourner une seule fois les yeux du messager dont il buvait les paroles, essayant de se faire une idée précise de la situation.

« Ahlalala… Bergel… »

Le chevalier qui portait le blason de la ville magique leva les yeux au luxurieux plafond de la salle.

« Nous y avions installé des hommes en avant-poste. Tous décimés. Les Ménestrels Oubliés, les Dark Templars ? Nous ne savons pas qui a commencé, peu leur importe. Ils entrent et n’ont qu’un seul but, combattre pour obtenir le château. Est-ce la position stratégique de ce lieu qui les attirent tant ? Le symbole peut-être ? Nous n’en savons rien. Mais ils persistent. Les derniers survivant Asgardiens ont été vu là-bas, vous vous rendez compte ? Alors que je me préparais pour venir ici, j’ai croisé nombre d’emblèmes. L’œil… L’Oeil était là… si vert… toujours fixé sur vous, lorsque vous le voyez, si vous ne parvenez pas à détourner votre regard, il est trop tard. Vous ne remarquez ni le faucon aux serres acérés qui se rue sur vous, ni les chevaliers sur pecopeco ou sacrés qui vous assaillent. Il ne vous reste plus qu’à fermer les yeux, et mourir. J’y ai aussi vu une troupe de bleu vêtue… guidée par un couple à l’allure imposante. Lui, wizard majestueux dont l’interminable moustache inspire autant de respect que l’aura magique qu’il dégage, elle, rogue agile, au sourire espiègle sur le visage, elle donne l’impression de pouvoir se faufiler partout pour vous poignarder sans regret dans le dos. Et si vous aviez vu ceux qui les entouraient… ils riaient de bon coeur, mais il ne faut pas s’y fier, le cristal de leurs armes en fait de redoutables guerriers. L’armée Kage Team dirigée par l’intriguant prêtre rouge (est-ce pour ne pas distinguer les tâches de sang ?) et son compère maître magicien, au blason du K sombre qui flottait haut. Le Phoenix les suivait de peu, dans sa rougeur sanglante, telle une vague assoiffée de bataille, inspirant la crainte dans ceux qui en voyaient les armoiries.

Hommes, femmes, tous leurs chemins convergeaient pour atteindre Bergel désormais aux Ménestrels Oubliés et les Dark Templars, alliance inébranlable, qui attendaient leurs adversaires, entre pièges et musique,  rythmant leur combat au son des épées qui se croisent, des katars et des dagues qui tranchent la chair, des flèches qui fendent l’air, et des sortilèges qui s’abattent en avalanche… 
»

Etait-ce de la peur ou de l’admiration que traduisaient les paroles de l’homme ? Le Roi commençait à avoir quelques doutes. Après tout, n’était-ce pas lui qui avait provoqué cette situation ? En réclamant l’aide des guildes face à l’invasion des monstres ? Cependant, les combattants, ayant compris que leur force pouvait vaincre, en avait fait leur arme pour étendre leur pouvoir et s’approprier chaque château. Poussant un soupir, il invita le chevalier à se retirer, la situation à Geffen était claire désormais, et la garde royale ne pouvait rien y faire, trop faible, trop peu nombreuse, trop… corrompue ?  
 
Une fois la lourde porte refermée, Tristan III se laissa tomber dans son immense siège, fixant un point quelconque de la tapisserie richement (trop ?) décorée accrochée au mur. Le silence qui régnait dans le donjon était angoissant, mais il ne dura pas longtemps. Un bruit régulier se fit entendre sur la vitre à travers laquelle, peu de temps auparavant, il contemplait l’extérieur. Il se leva, intrigué, et aperçut un faucon, qui frappait de son bec avec insistance. La haute fenêtre ouverte, l’oiseau ne bougea pas. A sa patte, un parchemin attaché. A peine le monarque l’eut-il détaché que le faucon repartit à travers le noir de la nuit.

II/ Payon

Il déroula le parchemin tout en se rasseyant. Payon. C’était signé : Orbe Clairvoyant. Les hunters et leur manie des surnoms… L’encre était à peine sèche et l’écriture nerveuse traduisait que tout ceci avait été écrit à toute vitesse :

« Eclaireur de Payon, c’est à moi qu’est revenue la responsabilité de vous dresser un bilan de la situation.

La ville de Payon est assez calme, rien à signaler à ce niveau. Il en est autrement à l’Ouest, les guildes s’y affrontent. Les Agence Tous Risques sont présents et font d’Holy Shadow leur repaire. En blanc et noir ils défilent, allant jusqu’à chercher à conquérir Scarlet Palace. De ce que nos guetteurs ont pu voir, à Holy Shadow, les Omega sont venus à leur rencontre. A deux reprises, ils ont frappé fort, ombres contre ombres, assassins contre assassins, puissance divine contre magie élémentaire…


Les Black Cats aussi ont été repérés. Ils ne se sont pas éternisés.
Cette agitation si près de l’entrée de la ville inquiète.
Quant à Scarlet Palace, les emblèmes s’y succèdent. Du Crystal au Phoenix, en passant par les Itto Ryu, nos guetteurs infiltrés ont vu chacun de leur passage. La musique Ménestrel y aurait été entendue aussi. Avec à chaque fois la même question : les assaillants se briseront-ils sur le mur Agence Tous Risque, ou briseront-ils l’emperium avant ? Il n’en reste pas moins que le sang coule, et que le château en est le triste théâtre… Les habitants de Payon préfèrent rester loin des combats et jouent la carte de l’indifférence. Les rangs hunters se contentent d’observer, si vous souhaitez vraiment contenir les guildes, il nous faut plus d’hommes, mais vous le savez déjà je pense… Ce sera tout ce que je peux vous dire.

Orbe Clairvoyant. 
»

Plus d’hommes, plus d’hommes… comme il y allait ! La population de Midgard regorge d’hommes et de femmes qui feraient d’excellents gardes royaux, mais les guildes le savent et sont bien plus séduisantes aux yeux du peuple. De plus, la vitesse de déplacement des guildes est redoutable et inquiétante, leurs prêtres se servant de leur capacité à téléporter les corps, magie épuisante certes, mais puissante. Tristan III, seul, avachi sur son siège ne donnait pas une superbe image de la monarchie. Il lui sembla percevoir des cris venant de l’extérieur, cependant, il n’eut pas la force de se lever pour en connaître l’origine. Il était le Roi, si quelque chose d’important arrivait, il en serait informé.

III/ Aldebaran

A ce propos, la porte de la salle s’ouvrit de nouveau, à la volée. Le monarque eut à peine le temps d’afficher un air sceptique devant ce manque de convenance qu’une femme, probablement kafra de Prontera vu le tablier blanc qu’elle portait se présenta, affolée.

« Mes… Messire… Télégramme… d’A.. Aldebaran. C’est le QG des kafras qui l’envoie… »

Elle marqua un silence, plantée dans l’entrée de la salle et posant ses yeux tour à tour sur le télégramme et sur le Roi. Visiblement, elle hésitait à le lire. Tristan III l’aida donc à se décider, d’un « Lisez-le s’il vous plait » d’une voix ferme.

« Oui, bien sûr excusez-moi. » fit-elle, confuse, avant d’entamer la lecture :

« Aldebaran. C’est la guerre. Stop. Trop de guildes. Stop. Difficile à contenir. Stop. Phoenix, Omega et Bloody à Wuerzburg. Stop. Black Cats, Guerriers de Crystal et Omega à Hohenschwangau. Stop. »

Le Roi l’interrompit en se levant, agacé. Il commença à faire les cent pas tout en maugréant :

« Cela ne s’arrêtera donc jamais ? … Aldebaran a toujours été une ville tranquille… que vont-ils y chercher à part semer une fois de plus le trouble ? Ils parcourent tout Midgard comme des bêtes enragées. A peine quittent-ils une ville en y laissant nombre des leurs qu’ils se précipitent dans les châteaux de la ville voisine… Tout l’or du monde ne les satisferait pas. »

Il s’arrêta. Manifestement, il aurait voulu garder tout cela pour lui mais avait parlé à voix haute. Il fixa la jeune kafra d’un air sévère et lui ordonna :

« Continuez ! Qu’attendez-vous ? »

La femme ne répliqua rien et reprit sa lecture d’une voix plus monotone.

« Situation d’alerte à Neuschwanstein. Stop. Point de rassemblement. Stop. Eldars, Mercenaires Phoenix, Black Cats, Bloody –Twilight, Guerriers de Crystal, Itto Ryu, Dark Templars, Agence Tous Risque et peut-être d’autres. Stop. Affrontements sanguinaires. Stop. »

Silence, de nouveau.

« C’est… C’est tout. J’ai également cru comprendre qu’un émissaire d’Aldebaran allait sans doute venir vous exposer la situation de vive voix. Au-revoir votre Majesté. » hasarda-t-elle avant de s’en aller sans rien ajouter.

Encore ces bruits lointains, ou était-ce son esprit qui lui jouait des tours ? Imaginant sans le savoir le bruit de ces batailles que se livraient tant d’hommes au Nord-Est de là… Bien qu’il se surprit à le croire, la soirée du Roi ne touchait toujours pas sur sa fin. Les mauvaises nouvelles n’allaient jamais seules. Il passa sa main sur son visage blafard. Il y avait des jours où il n’était pas bon de diriger un royaume…

Les aiguilles reprenaient leur course infernale sur le cadran de l’horloge. Il n’eut pas à la scruter bien longtemps avant qu’une étrange lumière apparaisse au beau milieu de la pièce, il ne s’inquiéta pas néanmoins, habitué à cette magie. Dans un tourbillon lumineux, un homme d’église fit son entrée. Il salua le monarque comme il se devait et croisa les mains sur son embonpoint.  

« Père Alban, pour vous servir. »

Son calme était déstabilisant, surtout lorsqu’on savait la raison de sa venue. Pas une seule ride d’anxiété ne se voyait sur son front et un sourire sincère restait affiché sur ses lèvres.

« Mon Père, pourquoi cet air si paisible dans un moment si sombre ? » s’enquît Tristan III d’une voix bien plus chaleureuse que celle qu’il avait eu à l’encontre de la jeune kafra.

« Ce n’est pas la folie de ces hommes qui m’inquiétera. » déclara-t-il tout en refusant d’un geste l’invitation du Roi qui lui proposait de s’asseoir.

« Vous ne m’en voudrez pas, mais je préfère rester debout. Vous devez attendre ce que j’ai à vous dire. Mais avant tout, sachez que si je viens à vous, c’est que j’ai vu ce qui se passait à Neuschwanstein. Je l’ai vu, car j’y étais. Lieu de guerre ou non il est de mon devoir de les soigner. Tous. Même si les vies humaines semblent peu leur importer. Ils m’ont laissé entrer vous savez… ils me laissent souvent entrer. Comme s’il était d’un commun accord de ne pas porter atteinte à la foi. Je soigne les blessés que je vois. Je ne me permets aucune morale, ils ne m’écouteraient pas. Vous n’avez sans doute jamais vu la fureur dans les yeux de ces gens. Les yeux noirs brillants d’excitation et de folie. Les poings qui serrent leurs armes avec force. Une détermination sans nom. Le sang qui coule sur leur visage, leurs armures… les pecopeco qui hurlent en s’empalant dans les rangs adverse, les faucons qui visent les yeux de leurs adversaires… Ce n’est pas que Neuschwanstein qui tremble. C’est tout le sol d’Aldebaran. Les maîtres des arcanes font preuve de magies qui dépassent l’entendement. Le destin a mis dans leurs mains trop de force… pouvons-nous leur reprocher de s’en servir et de sombrer dans des guerres de démence ? »

Les positions philosophiques du prêtre n’intéressaient guère le monarque qui faisait de son mieux pour ne pas le laisser paraître. Cela était vain, sans doute, car le Père Alban reprit :

« Pour ce qui est des forces en présence, je dirais une centaine d’hommes, voire plus. L’alliance Bloody-Twilight et Guerriers de Crystal d’une part, l’Hélix, composée des Eldars et des Phoenix, de l’autre. Mais également les Black Cats, très insistants ; les Dark Templars, et les Agence Tous Risques aux passages remarqués. J’ai pu admirer, si puis-je dire ainsi… une déferlante verte, des entrées de salle d’emperium dans des mosaïques d’emblèmes jaunes, rouges, orange, bleus, verts, noirs… la glace contre la glace, professeurs contres professeurs, paladins contre paladins, prêtres contre prêtres, moines contre moines, magiciens contre magiciens… Le courage et l’insouciance sont proches, si tous ces hommes sont fous, ils n’en sont pas moins courageux, bravant la peur avec insolence, et riant de la mort. J’ai vu les sages de Yuno contenir les magies les plus féroces, j’ai vu les ménestrels et les danseuses faire des tours de chant ou tirer les cartes au nez de leurs ennemis, j’ai vu les guerriers se ruer les uns sur les autres sur des airs de défis, j’ai vu mes confrères prêtres soigner à tour de bras, j’ai vu les moines contenir leur puissance pour l’expulser dans des coups mortels, j’ai vu les snipers viser avec une précision parfaite les points mortels, j’ai vu les forgerons et les alchimistes participer aux mêlées en faisant maintes preuves de leurs talents… j’ai vu… j’ai trop vu, sans doute. Et je me dis que peut-être, le trouble qui les pousse à se combattre ainsi n’est que ce qui les rend si méchamment humain… »

Ses paroles raisonnèrent dans la haute salle avant de s’éteindre. Pas un son. Le Roi fixait le prêtre qui lui rendait un regard bienveillant. De tout ce qu’avait dit l’homme d’église, Tristan III ne se sentait pas plus avancé, bien qu’au final, il commençait à se demander ce qu’il pouvait bien faire. De toutes ces descriptions, il s’en voulait de penser qu’il ne pourrait jamais rien changer, jamais rien faire contre ces guildes aux puissances redoutables… Peut-être devrait-il aller de l’avant plutôt que ne rien faire, ce qui les laisserait s’étendre et les amènerait à se retourner contre lui, un jour.

Serrant les poings, il prit la résolution de reconstruire la garde royale. Il ne serait pas ainsi humilié plus longtemps ! Les guildes finiront par comprendre qu’elles ne sont pas souveraines. Oui, elles finiront par comprendre… mais pas de suite.

Le Père Alban prit alors la parole, dans un raclement de gorge, ayant remarqué que le Roi s’égarait dans ses pensées.

« Je m’en retourne à Aldebaran, votre Majesté. Des personnes y attendent des soins, des bras en plus ne seront pas en trop. »

Tristan III le salua d’un hochement de tête et l’homme d’église se mit à murmurer une prière avant de disparaître de nouveau dans un tourbillon de lumière.

IV/ Prontera

Le Monarque jeta un dernier coup d’œil à travers les hautes fenêtres et se décida à rejoindre ses appartements. En chemin, une énième personne en cette soirée vint à sa rencontre. Il s’agissait du responsable de la garde de Fadhgridh. Il lui parla un long moment à voix basse et repartit dans le sens inverse.

Alors comme ça, les Kage-Team avait étendu leur influence sur les châteaux Ouest de Prontera ? Néanmoins, comme partout ailleurs, la force en noir et blanc des Omega se trouvait là, avec à sa tête un autre des ces terrifiants wizards qui inspirent le respect… Ils s’opposaient aux troupes Kage pour la possession de Skoegul.

Il en allait de même à Kriemhild où les plans des hommes de Stroemer étaient mis à mal par divers étendards : les Omega, éternellement ; les Protecteurs du Hakke ; les Gangsta, tout de rouge et de blanc vêtus, suivant leur chef Snoopdog dans ses tentatives de prises du château ; et enfin la Guilde maudite jouant la carte de la malchance sous leur emblème sombre…

Ceci expliquant cela, le Roi connaissait désormais la cause des bruits extérieurs qui persistaient depuis quelques heures. Il avait ordonné à la garde royale de ne pas intervenir. Pas pour ce soir en tout cas, il n’avait qu’une seule envie : ne plus penser à rien. Et cela risquait d’être difficile, lorsqu’on savait tout ce qui se passait non loin de là.

Ce fut donc à pas lents qu’il rejoignit ses appartements, non sans oublier d’en verrouiller la porte. Il n’était plus là pour personne. Même si le redoutable Thanatos décidait de quitter sa tour pour participer aux festivités dans les châteaux d’Aldebaran, le Roi ne sortirait pas. C’était décidé !

Bien que pour Thanatos, quand même… cela restait à voir. Il pourrait y avoir une exception… l’est pas si fun que ça hein, Thanatos !
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Re: [Archives] WoE du 30 mai 2007.

Message par Laguna le Dim 19 Avr - 18:52

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Re: [Archives] WoE du 30 mai 2007.

Message par Celest le Mer 12 Aoû - 22:12

J'ai enfin eu la patience de tout lire.

C'est sympa surtout ce passage : " Les Black Cats aussi ont été repérés. Ils ne se sont pas éternisés. "

Mais tu m’enlèveras pas de la tête que tu es partiellement folle Saya.
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